Pas très cathodique

Blog à quatre, voire six ou huit mains quand tout va bien, sur tout ou rien en rapport avec la téloche...

mardi 15 juillet 2008

Le pré en bulle

C’est donc à la campagne que nous nous retrouvons, et je t’avais prévenu ami, dans un pré. Ne me demande pas pourquoi la bulle je ne saurais trop t’expliquer. Nous observerons donc deux types de sujets, le rural face à l’urbain. Deux modes de vie. Bourdieu dirait…. Mais laissons dormir Bourdieu et observons. Ayant raté le premier épisode, je suis contrainte de prendre le train en marche et même après l’arrivée en gare puisque les prétendants sont déjà installés chez leurs hôtes.  Ce soir nous observerons un premier groupe de sujets. Pour les béotiens de l’anthropologie sociale de la six, je me dois de présenter la situation à observer.

Nous sommes en milieu rural genre cambrousse trou du cul du monde ravitaillé par un corbeau. L’air frais caresse nos narines…Hum !!!! Mais ça sentirait-y pas un peu la pisse de vache ici ?? Comme c’est merveilleusement bucolique !!!! Mettons tout de même nos bottes en caoutchouc pour pas salir nos Paul Smith avec une grosse merde…Oh mais que voilà une merveilleuse masure tout à côté l’étable… Comme on doit y manger de la bonne soupe et du pain et du fromage frais cueilli ! Bien entrons et voyons si dans cette petite habitation de pierres vivent des « z’haut taux que tones »… Malheureusement l’autochtone est seul et mal rasé. Pas une jeune fille n’a voulu de lui, et il a bien froid dans son lit. Boucle d’or ne passe jamais goûter sa soupe et chauffer son lit. Il s’ennuie l’autochtone et le temps passe. Alors il écrit à la télé qui peut tout pour tous, il demande à la fée Emsix, si elle ne pourrait pas lui trouver une amoureuse. Et comme la fée est très gentille, elle lui en trouve une bonne vingtaine pour qu’il puisse choisir SA Boucle d’or. Et même il peut en prendre deux s’il veut et les essayer dans sa maison de chez lui de la campagne et voir comment elle fait bien la cuisine, la vaisselle, le fromage, comment elle nettoie l’étable, comment elle fait les courses et pleins de trucs super importants tout de même. ?!?

Hier soir, il y avait 3 autochtons et 1 haut taux que thone : Loïc, X, Y et Z.
Il y avait 8 Boucles d’or : Lila, Nathalie, x, y, z…
Comment dire on sait que la beauté intérieure c’est tout de même pour tout le monde PRI-MOR-DIAL. Et de loin.
Ici, nous sommes face à des spécimens rares. Le casting a été fait avec soin. Les 4 ours dont l’une est une ourse, portent bien leur nom. Chacun vit retiré dans sa tanière avec vaches ou brebis et semble n’avoir pas vu une personne du sexe opposé depuis au moins…. et quand je dis au moins je suis généreuse.

Commençons par L’ours Loïc. Ha !!! Les yeux de Loïc, son sourire, ha sa barbe de trois jours…. Un ours mal léché qui donne très envie de se faire lécher. Genre si tu trouves mon cœur, t’es forte…. Et en plus je suis beau à l’intérieur. Et puis, je suis pas comme les trois autres ours, parce que moi, je vis pas dans la ferme, j’ai une tanière hors la ferme, et puis, je vais au restau, je fais du golf oui madame, oui mademoiselle, je suis ours golfeur, et je pars en ouacances, même que je veux aller en Irlande. Je suis un ours nouvelle manière que même on a du mal à y croire tellement je suis hors norme. Mais bon…
L’ours deux a un press-book qu’il laisse négligemment traîner sur la table du salon. Et même que les photos sont toutes en double sur le press-book, et que les deux filles en bavent des litres de bave à le regarder poser en cow-boy ténébreux, en mâle alangui, en séducteur sur tabouret en studio…. En bon ours des cavernes il parle peu, mais n’en pense pas moins, il rêve de tendresse mais z’il est très très timide. Avec les mots parce qu’avec les mains on dirait que ça va mieux….

Bon voilà pour les deux  ours cadeau.

Les deux autres… Comment dire… Sont plus fond de caverne. D’abord l’ours authentique. Sa vie c’est ses vaches et ses champs, et il rêve d’un bonne petite ourse travailleuse qui va revêtir illico la combi et les bottes, en même temps qu’elle lui préparera des bons petits plats et qu’elle lui assurera une « hygiène » de vie sexuelle quotidienne et à la demande.
Le quatrième ours est une ourse des Pyrénées. Et avec elle ça rigole pas. Chèvres et piments. C’est sa vie. Un chef ou une ourse en chef que le pôvre ours qui va la marier il va être mis au pas rapido.  Et que s’il est pô content la porte de sortie c’est par là !!!

Passons aux Boucles d’or maintenant.

Les deux Boucles d’or de l’ourse d’abord. Au premier abord elle ne les a choisies ni pour leur QI, ni pour leur physique. Il va falloir bien fouiller pour trouver la beauté intérieure. Boucle d’or un s’apparenterait au simplet de Blanche-Neige, et qu’il est toujours content parce que son rêve est de vivre avec les chèvre et que juste l’ourse  elle a des chèvres et qu’il aime tout pareil que ce qu’elle dit l’ourse des Pyrénées. Il va pas souvent la contrarier lui. C’est pas pareil pour l’autre Boucle d’or qui serait un genre de vieux Francisse Cabrêle sale. Lui sa vie c’est je produis ce dont J’ai besoin, dans mon coin, je suis l’antisocial de la chanson, l’anar, le rebelle à la société et je déteste les supermarchés, sauf que je me retrouve tout de même dans un reality-show. La honte…. Si ça vous donne envie, ne ratez pas sur le net sa démonstration d’arrachage des piquets de piments. On peut pas expliquer il faut le voir…. Celui-là il va dégager en vitesse et retourner à ses peaux de bête en quatrième vitesse. Quoique la vitesse avec lui…

Pour ce qui est de l’ours top-model du Limousin, je ne vois pas grand-chose à dire sur ses Boucles d’or. L’une est vendeuse de robe de mariées et pense que c’est pour ça que ça va marcher avec lui. C’est elle qui le dit «  Dans mon métier il faut que tout soit carré, je suis dans la robe de mariée… » La robe de mariée carrée elle doit pas en vendre des masses.
L’autre Boucle d’or est hôtesse de l’air. Et l’ours la paluche sans arrêt, mais il est déçu caus’ qu’elle elle lui rend pas ses paluchages et il verserait bien une larme…

Je n’aurais rien eu à dire des Boucles d’or de l’ours Loïc, s’il n’y avait eu happening. Deux petites jeunes filles jolies à l’extérieur, fraîches et souriantes. Sauf qu’il y en a une qui pèse ses mots, et une autre qui les déverse par flots. Tellement que l’autre on n’entend pas le son de sa voix. Et que l’autre saute sur le râble de l’ours dès son arrivée à la gare. Et qu’elle le lâche plus, Que dis-je elle nous saoule de son babil in-su-ppor-ta-ble. En plus elle parsème son bla-bla d’anglais, d’espagnol, d’allemand, et nous échappons au chinois que paraît-il elle est en train d’apprendre. Faudrait pas la prendre pour une conne elle est conseillère psycho truc alors hein tu vois, elle se rappelle tout ce qu’on lui dit c’est ça son métier. Et elle dit « Let’s go » chaque fois qu’elle change de pièce. Sauf le lendemain de son arrivée. Parce qu’on dit pas ce qui s’est passé mais on devine presque… Il y aurait eu tentative de viol que ça m’étonnerait pas. L’ours il est fermé comme une huître. On a bien vu que quand il lui disait  « tu veux un thé du café ? » Elle répondait « Toi » et que ça ne le faisait pas rigoler. On dirait que cet ours ne couche pas le premier soir. Et donc le matin au café il vire la Boucle d’or qui est super vexée et n’y croit pas. Elle dit pas let’s go elle jette son micro et elle sort. Puis elle revient pour voir si c’est vraiment vrai et… Lui il a pas changé d’avis, c’est vraiment vrai. A mon avis il faut se reporter à Télé star ou Closer pour savoir ce qui s’est passé. Il ne reste plus que la jolie timide. Voilà une affaire rondement menée. Ca va pas plaire à la prod je pense. Ce genre de truc en principe c’est prévu plus fin juillet mi-août.

Passons aux Boucles d’or de l’ours « otentique ». Je crois qu’elles seront les vedettes. Là aussi dans un autre style, c’est « kedubonheur !!! ». Les deux Boucles d’or sont aux petits oignons. Nathalie, un quintal, fringuée au rayon homme de super Hue ! plus nature que naturelle. Pas méchante, pas bavarde, pas chiante… Mais pas jolie non plus, ni rigolote, ni charmante… Mais elle manie bien la pelle, pousse bien le caddy, remue bien la cuillère en bois dans la casserole et en plus connaît les paroles des chansons d’Indochine par cœur. L’ours otentique l’a toute suite repérée comme bonne copine. Autant dire qu’il préfère l’autre.
L’autre c’est la perle rare du show. Le bijou. La Boucle d’or d’OR. Lila. Petit accent espagnol. Cheveux noirs parce qu’elle le veut bien. Accroche-cœurs sur le front. La bonne quarantaine. Moulée dans ses fringue qu’elle doit avoir par valises pleines. Maquillage parce qu’elle le veut bien et même qu’elle le veut beaucoup qu’on le voit. Elle, elle est déjà dans la place. D’ailleurs l’ours il est prêt à lui sauter dessus dans la cabine du tracteur on sent l’ambiance qui vire au rouge, alerte à tous les malibus de la terre. Té une Pamela Anderson brune. Elle fait vite comprendre à la Nathalie que c’est même pas la peine. Ce qu’il lui faut c’est un mari. Un qui va lui passer tous ses caprices, un petit toutou bien gentil pas grave s’il est moche et chiant. Elle va lui virer tous ses potes vite fait elle l’a dit. Parce que les soirées entre paysans ça la gonfle. Té le malheur je le sens planer sur lui déjà.

Bé voilà. Je viens plus très souvent alors quand je suis là… Mais non regardez ce truc c’est incroyablement drôle.
Sinon vous avez un résumé sur le net.

Par Mélimélo.

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Non mais non je ne joue pas les voyeuses !

Non mais non je ne joue pas les voyeuses, tu rigoles, je fais dans l’anthropologie sociale, tu me prends pour qui ? D’abord, j’ai un job moi, mon ami, et j’ai des responsabilités dans des blogs. Soit je suis rédac’ en chef de mon équipe que je constitue avec moi-même et moi, soit je suis pigiste pour les pages socio de ce blog-ci. Car oui, c’est en mémoire de mon maître Pierre Bourdieu que j’observe et non regarde la six, la trois, la une et autres chaînes… L’éventail est largement large. Et ne crois pas que comme mes collègues « Je tombe dessus en zappant », que je « jette un œil par curiosité », que « j’ai vu ça chez mon voisin ». Ils ne « regardent » pas Plus belle la vie, mais connaissent Blanche, Sonia, et Myrta. Ils ne regardent pas non plus Grey’s Anatomy mais savent que le toubib est le docteur Mamour.  Non mais c’est juste parce qu’ils sont tombés dessus un soir en zappant jusqu’à la sept pour aller sur Arte et son théma « La virgule et Proust. Pourquoi  »….
Moi je totaly déculpabilise, vu que j’ai une mission d’observation, et que je me dois de regarder Plus belle la vie du docteur Mamour de l’amour dans le pré du maillon qui veut gagner la place de l’amour de la gloire de la beauté du Zodiaque.
Et si je verse une larme quand Magali de la Starac qui est grosse et petite gagne, c’est juste parce que je pense à tous les petits gros malheureux de la terre qui gagnent pas la Starac parce qu’en plus d’être petits gros ils sont moches et malades.
Et si je me sens légèrement excitée à la vue de Cédric de la Nouvelle Star, c’est seulement parce qu’il a une voix exceptionnelle et pas parce qu’on dirait une photo de mode… Nan, mais tu crois pas que je vais soutenir un mec juste parce qu’il une belle gueule… Suis pas comme ça moi !
Non mon ami, la sociologie ça demande un minimum de sérieux, je veux dire l’anthropologie sociale. Si je fais un distingo c’est pour que tu ne confondes pas cette anthropologie là avec l’anthropologie biologique nettement différente puisqu’elle ne se consacre qu’au corps humain. Et que d’ailleurs en narkéo on ne dit plus narkéoanthropologie, mais narkéotanataulogie. Bon, je me perds là, et c’est pas le moment….
Et voilà pour une note et juste pour le plaisir parce que ça fait un bon moment que le Levraoueger est le seul à se décarcasser pour ce blog, je vais briser là et découper mon discours en deux parties. Tu viens donc mon ami de lire la partie théorique une sorte de préambule à la note prochaine. Un préambule le mot est d’ailleurs fort bien choisi car c’est dans un pré que je t’emmène avec moi à la note suivante.

Par Mélimélo

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mercredi 27 février 2008

Pas de souchis dans ma cuijine... (par Mélimélo)

Si tu n’as jamais goûté des sushis de schtroumph, t’es vraiment out complet. Lecteur de notre blog pas très cathodique, tu connais mon faible pour les chaînes qui ne fatiguent pas la matière grise. C’est donc sur l’une d’entre elles, M6 pour la citer, que j’ai découvert une nouvelle perle rare. Ils ont vraiment un talent incroyable pour inventer des concepts d’une futilité et d’une facilité incroyables.  Je l’ai découvert il y a trois semaines, lors de l’une de mes soirées étap’hôtel, où tu as le choix entre regarder la télé dans ta chambre en mangeant un bol de corn flakes, ou lire un bouquin en picorant des carottes-celeri rapés sans fourchette.

Donc ce soir-là après une journée à décrypter du manuscrit et de la carte centenaires, je m’affalai sur le lit zapette en main. Et je découvris donc :  Un dîner presque parfait. Je dois dire que cette semaine-là, sûrement pour allécher le gogo, on nous avait concocté un panel de cordon plus que bleus. Cinq lyonnais aussi différents les uns des autres que sympathiques. Et je dois dire que cette semaine–là, mon bol de corn flakes spécial K me parut vraiment léger. Les participants avaient vraiment mis les petits plats dans les grands, l’envie de partager, de faire découvrir, la sacro-sainte convivialité étaient à table tous les soirs. On se serait presque ennuyé tant les dîners étaient parfaits. Je n’aurais d’ailleurs même pas pensé en parler ici. Parce moi comme à dit Poires, un commentateur qui n’avait pas vu que j’avais des seins (et plutôt en melons qu’en poire), je suis un sale con, et je n’ouvre ma grande g… que pour dire du mal.

La deuxième semaine, me donna donc du grain à moudre. Le panel était plus uniforme et consensuel. Participants entre 30 et 40 ans. Jeunes cadres un peu branchés. Apparts refaits par la Damidoladorée. Cuisines aménagées. Mais là on sentait le gros concours. Excepté un des participants, chacun était là pour destroyer l’autre.  Sur que SA cuisine était LA meilleure. Chacun ne cherchant pas  comme la semaine précédente à faire plaisir aux autres mais à les écrabouiller en donnant sa petite leçon. Mais on était encore dans le bon ton, et ça donnait encore faim. Sincèrement ça donnait envie de taper « M6 point èfèr » pour avoir toutes les recettes.

Nous abordons donc la troisième semaine. Et là, c’est le drame, tout bascule. Entre 25 et 60 ans. Infirmier, prof de maths, cadre commercial, chargé de com, et un galeriste.
Tout de suite le galeriste celui-là je le flingue. Première réflexion, ah oui j’ai oublié de dire que chacun est invité à faire des commentaires au cours de la soirée, dans la salle de bains de son hôte. Pourquoi la salle de bains je sais vraiment pas… Donc le vieux con il file à la salle de bain pour dire qu’il n’arien à voir avec tous les autres convives parce que culturellement… il a l’habitude de fréquenter  des personnes d’un autre milieu, mais bon il veut bien essayer de parler avec eux qu’il dit. C’est un dîner de con ou quoi ? Parce que lui il a gagné d’office pour moi.
Bref, en plus évidemment il est persuadé qu’il gagnera le concours et il dégueule sur tous les autres participants.

Remarque que pour le lundi y’a de quoi vomir, ou du moins avoir quelques hauts le cœur. « Menu énigmatique ». C’est la prof de math, qui dit à la caméra qu’elle déteste son métier, et qu’elle rêve de ne faire que de la cuisine. Le problème c’est qu’elle doit peser 20 kilos toute mouillée, et qu’elle est triste comme la pluie. Bon alors accroche toi pour le menu. En entrée c’est un cocktail genre purée de fruits qui se mange avec une petite cuillère qui s’appelle un Rinquinquin avec un morceau de pain aillé grillé au four. Ouais comme ça, ça n’a l’air de rien mais tu vas voir après. Après elle nous sort un turbo cuit dans un fond de veau avec ses légumes crus. Bien alors là attention donc elle a fait cuire le poisson dans un jus de viande puis elle a découpé du pain de mie et aussi des carottes crues et du radis cru. Avec les radis les carottes et le pain elle a fabriqué des petites voitures et puis après elle a écrabouillé je sais plus quel légumes verts et roses et elle a mis le turbo roulé juste au milieu de cette purée. Bon en fait l’intérêt de la recette est son nom : le turbo à fond. Alors là accroche toi si tu veux suivre. Les légumes en forme de petite voiture c’est pour aller avec le turbo, et si tu mets le turbo, tu vas trop vite alors tu prends une amende, d’où les amandes pilées sur la purée de légumes. Non mais là on est plus dans la cuisine connement banale on est dans le conceptuel, tu vois. Trop forte la prof de maths. Et pour dessert nous frisons l’extra conceptuel. Sur une assiette 5 bouillies en couleur. Une bleue, faite de bonbons en schtroumphs de curaçao et de riz, des sushi de schtroumphs quoi. Les autres purées j’ai oublié leur composition mais c’est pas l’important puisque l’idée était qu’elle avait dessiné une voyelle sur chaque assiette. Donc là j’explique A E I O U, les voyelles poème de Rimbaud Arthur. Et RIMBAUD ça fait penser à quoi, hein. Mais t’es naze ou quoi ? ? RIM BAUD, j’ai dit ! RIM comme RINquinquin et BAUD comme turBO. Et la tu as la solution du menu énigmatique. Voili voilà, comment on obtient  un 5,7 pour un menu franchement pas très alléchant. 

Et le vieux qui a fait semblant d’adorer lui a collé un 3.

Mais ce soir, il a fait plus fort puisqu’il s’est extasié devant un menu qu’il s’est empressé de démolir aussitôt.

Je n’ai qu’une hâte c’est d’être à jeudi pour savoir ce que ce maître es-prétention va nous préparer.

[Chronique aux petits oignons par Mélimélo]

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vendredi 25 janvier 2008

Nous frisâmes le degré zéro… (par Mélimélo)

On dirait qu’ici, chacun a sa spécialité. Le rédac chef,  lui, il fait les nécros, les séries, le tube qui fait réfléchir…
Le petit  breton, son truc c’est la caricature, la référence cinématographique, le tube  qui fait voyager.
Et moi, je  suis la spé es-émission nulle, la langue de pute de ce blog, celle qui regarde  les chaînes à chier, juste pour le plaisir de baver dessus après… Alors au  boulot.
Mes deux  cibles favorites sont TF1 et M6. Une vraie mine d’or pour la peste que je suis.  La mine à note en or, Minotaure. Ben quoi, moi aussi je peux  faire des jeux de mots qui tuent les morts.
Mardi soir,  ayant un mot d’excuse me dispensant de Pékin Express (crétin exprès) pour cause  d’humeur maussade. Il a fallu que j’attende patiemment et sans m’endormir le  chef langue de pute du PAF. Le MOF carnassier qui prend un malin plaisir à  inviter toutes les stars à problème, en déroute, au RMI, en les mélangeant à  des stars en promo.
Mardi dernier  donc, les ingrédients de la sauce à poser sur le plateau étaient énumérés par  le chef langue de pute lui même : polémique, témoignage, glamour, sujet de  société, brisage de tabou, mystèèèèreuh. Il fallait bien ça pour faire rester  le téléspectateur assoiffé de toc-chaud devant son tube.
Le rôle principal étant tenu pas les frères Bogdanov, les  deux grands cons ados post pubères, depuis on ne sait plus combien d’années. Je  ne les aimais pas dans mes jeunes années, ils m’horripilent dans mes mûres  années. Ceci n’étant pas réellement le problème. Alors what’s the problem with  Bogdanov Brothers (B.B.)? ? ?
Le menton,  pourquoi grand dieu ce menton qui a poussé avec les années ? On va dire  que les B.B. frisent la cinquantaine. Jouer les ados-matheux-petits chimistes  quand on commence à se rider et prendre du bidou, ça ne le fait plus. Alors, au  lieu de changer de registre, les deux grands cons ont préféré sortir leur  petite boîte de sorcier et arrêter le temps.   Moi je me dis ce menton, cette gueule, c’est pas possible que ce soit  l’œuvre d’un chirurgien. Moi je crois qu’ils ont fait ça tout seuls dans leur  labo, avec la boîte du petit chimiste de chez Nathan et qu’il y a eu un bug.  Mauvais amalgame, mauvais dosage, temps de pose trop long, confusion entre le  durcisseur et le conservateur, ou mélange des produits… Et voilà qu’on se  trouve avec deux grands cons à la gueule en galoche, les joues en pommes  d’amour, et le cheveu en poils de cul. Je ne voudrais pas les voir à poils les  B.B… En fait ils étaient venus présenter leur dernier bouquin qui doit être à  chier puisque MOF n’en a pratiquement pas parlé et ne s’est intéressé qu’au  pourquoi de leur menton.
Suivit un  mini débat sur l’avortement pour, l’avortement contre, qui bien sûr fut un  dialogue de sourdes entre la reine des réacs et la pro-avortement. J’oserai  dire que le débat fut stérile. Et que le grain de sel ajouté par les deux  grands cons le rendit en plus indigeste.
Perdus au  milieu de cette soirée, Stéphane Eicher et Edouard Baer, trop intelligents pour  intéresser MOF, étaient comme des cheveux sur la soupe servie sur ce plateau.
Mêm’pas j’ai  eu le courage de rester devant ma télé, devant ce vide sidéral qu’il y avait  dans mon tube ce soir-là.
C’est si bon  de dormir parfois.

[chronique de Mélimélo]

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samedi 19 janvier 2008

La damido lami du doré (par Mélimélo)

Au début la damido j’avais aimé. La jolie ronde qui vient  chez toi pour t’aider à virer tes dauphins en porcelaine de ta salle de bain,  qui customise ta cuisine marronnasse en rouge cerise,  c’était une bonne idée qu’ils avaient là, les chefs de meuhsix.  Mais là je reconnais que j’adhère plus. Le rouge cerise, le chocolat, le bleu  lagon, le mandarine, c’est bien joli, mais c’est pas assez. C’est pas assez et  aussi c’est trop. Trois voire quatre numéros de déco nous eussent suffi pour comprendre  que oui, c’est joli le plancher que la vilaine moquette, que pour bien peindre  une pièce il faut d’abord dégager les angles avec le pinceau qui va bien, et  que tout le monde peut le faire.
D’ailleurs  moi j’ai essayé et je dois dire que ça le fait. Enfin presque. C’est peut-être  depuis que je l’aime moins la damidolamidudoré. Comme elle avait dit la fille  j’ai bien acheté le scotch, les toutes les jolies couleurs acidulées de la  palette pour faire une salle d’eau bonbon aux fruits. Là où il y a tout ce  qu’il faut tu le sais c’est chez Casto, c’est aussi là qu’il y a Damido,  partout. Et quand je dis partout, c’est pas pour exagérer. Si tu lèves la  tête ; tu la vois suspendue au dessus de toutes les caisses, fais tout de  même gaffe de pas la prendre dans la tronche, quand tu rentres dans une allée  parce que son clone en carton t’attend pour te donner la direction des scotchs,  des peintures acidulées, des pinceaux et surtout la grande réussite de la Damido,  c’est le, je dis bien, Le THE STICKER. Il ne m’étonnerait pas qu’elle reçoive  cette année le prix Nobel de l’oscar du STICKER d’or. Si toi lecteur, tu as un  coin de mur orphelin dans ta maison de petit français, ne désespère plus il va  trouver la vie qui est en lui et qu’il ne s’en doute pas, avec juste un petit  sticker. Selon ton humeur du jour, tu pourras choisir, les angelots, les  bambous, les arabesques argentées, les papillons en vol, les chats chafouins,  et autres motifs dépaysants… Sauf qu’une fois que tu les auras choisis il ne  faudra plus changer d’avis parce que sur ton murs collés il seront. Moi au  stickers j’ai préféré les rayures. C’est donc confiante que j’ai collé mes  scotches pour rayer ma salle d’eau. Bon je te le dis tout de suite là  maintenant : c’est moins facile de rayer seul sa salle d’eau que de le  faire avec la Damido. J’ai mosaïqué le bac de douche perfectly, mais pour la  rayure là je sèche. Et là je dis : « Mais qu’est ce que tu bois  doudou dis donc (Carlos si tu me lis…), Valérie, qu’est ce que tu bois, qu’est  ce que tu fumes, mais moi les rayures j’ai du mal, vraiment. Tu me prêterais  pas ton Franck une petite semaine pour mes rayures. Juste pour les rayures  après je te le rends. Promis, juré, craché. »
Parce  que depuis quelques temps, j’aime plus trop tes décodamido. C’est joli comme un  catalogue, c’est sans faute de goût. Mais qu’est-ce qu’on doit se faire chier  dans tes intérieurs IKEA de catalogue. Moi je veux surtout pas que tu viennes  chez moi, parce que tu vas me virer tous mes tissus africains, tous mes coins  bazardeux, toutes mes photos des enfants que j’aime, et mes bouquins que j’en  ai sûrement un petit milliers, tu vas en faire quoi ? Les cacher peut-être  pour aérer l’espace. Donc moi je veux juste Franck pour repeindre mon plafond à  5 mètres. Oui, je sais c’est peut-être pas la peine de faire déplacer une  équipe de meuhsix pour ça.
Ce  que j’aimerais bien, c’est revoir tout tes petits damidages 6 mois plus tard.  Parce que je sais pas comment ils font tes démidés pour ne pas reposer une  photo des petits sur tes crédences miroir, pour ne pas re-suspendre des trucs  un peu partout sur tes murs chocolat ou cerise.
Moi  je veux pas être damidée. Vade retro  Damido !

[chronique de Mélimélo]

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dimanche 15 juillet 2007

La Méli revient avec l'été

Il a bien raison de taper du poing sur la table le rédac’chef… Eh Foggy, et Pibi, et Méli, les trois zamis pas très cathodiques, va falloir qu’on se remettre au tube et vite. Foggy, tu prends Arte, Pibi tu prends la Troizzzzzzzzzzzz, le chef je te laisse la Deuzzzzzzzzzz  et la Six et moi je garde Tifouane. Ah vous voulez Tifouane aussi ?! Je comprends, la matière première est plus abondante. J’ai un peu regardé les programmes de l’été sur le net, et je crois qu’on va zêtre gatés. Secret Story, Kho Lanta le retour du remake, une bonne petite série au nom prometteur de frissons et rebondissements à vous donner des sueurs glacées chaque mercredi, Mystères, tu le sens là le frisson dans ton dos,Myyyyyyyyyystèèèèèèèèèèèèreuuuuuuuuuuuuuuuuh,… Tu veux le pitch coco ??? un navion qui disparaît entre Paris et Marseille en 1980. Houlala, la peur de la peurkitue. Tatata !!!! L’avion, les passagers qui conversent, qui somnolent, ceux qui boivent le cognac, ceux pètent de trouille, et les hôtesses, belles dans leur uniforme signé H-ié. Et tout à coup, banggggggggggggggggggg, plus de navion, disparu le navion et les zotesses, les passagers, le commandant. Bon on saute d’un coup 20 ans plus tard. Les zotesses, le commandant et les passagers. Dans l’avion disparu-lost, il y avait du beau monde, dont une certaine Anne de Lestrade. D’ailleurs c’est une feuilleton beau monde puisque les noms des personnages fleurent bon la France d’haut du dessus du panier et du porte-couteau en nacre.  D’ailleurs ceux d’en bas du fond du panier à couverts Ikea voire la Foirfouille, s’appellent Costa, tu vois le nom qui finit en a, un peu venu d’Espagne ou d’Italie ou même du Portugal, d’ailleurs c’est Lio qui jour La Costa.  Donc il y a Mystère dans le haut du panier et on soupçonne des manigances du bas du panier. Les secrets et mensonges du zodiac ayant marché du feu de dieu, la soupe, pardon le poooôtage est resservi avec une sombre histoire de dessins géométriques, de message subli-minable, nous devons nous retrouver !, bon je vais pas tout te raconter, faut que tu aies envie de regarder, et là je crois que je t’ai donné TROP envie là !!! Sinon va par , et tu m’en donnera des news et régale-toi avec le premier épisode. D’ailleurs, même plus besoin de regarder la télé, il te le mettent en exclu sur ton ordi.  Je vais d’ailleurs essayer de voir si je peux revoir le Koh Lanta de vendredi parce que celui- là il vaut son pesant de manioc… Cette année un bon casting à la con, je crois qu’on a gagné le cocotier en or massif.

Par Melimelodit.

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