mercredi 23 juillet 2008
2 Casino, 1 Royale, un café et l'addition
Cela fait un petit moment que je tourne autour du pot avec les histoires de pizza et de maisons de jeu. Alors ça y est, je me lance Armstrong (je ne suis pas noir). Pour finir en beauté ma présence en ces lieux, je vais revenir aux sources. Aux miennes en tout cas. Je me souviens, dans une autre vie, avoir fait un petit test très bête mais dont le résultat ne m’avait guère surpris. En résumé, ça disait ça :
Rien d’étonnant, parce que de vous à moi, j'ai un aveu à faire : je suis bondophile. Bien atteint, même, puisque j'ai été encarté dans un club de fans à la glorieuse époque de ma folle jeunesse. Alors autant vous dire que pour votre serviteur chaque nouvel épisode est comme le Beaujolais nouveau : une FÊTE. Malheureusement, la dernière fois, la fête a tourné court.
En nous déféquant Casino Royale, les producteurs séniles ont tenté un – je cite – « retour aux sources du mythe ». Et bien ce mythe-là, ils lui ont filé un sacré coup de naphtaline. Parce que si ça, c'est un James Bond, moi je suis la reine d'Angleterre.
Je ne me suis point ému lorsque la production a décidé de "remercier" Pierce Brosnan. Les 007 poussifs, on a déjà donné avec Roger Moore (voir Dangereusement vôtre pour s'en convaincre). Je n'ai pas non plus milité contre le petit nouveau, Daniel Craig. Son vague air à la Steeve McQueen et sa prestation dans Munich m'ont suggéré de voir d'abord le résultat à l'écran avant de signer la pétition internationale des fans qui ne digèrent définitivement pas ce choix. Après tout, même s'il est difficile d'égaler Sean Connery, j'ai toujours eu un petit faible pour le félin Timothy Dalton, lui aussi décrié en son temps.
Hélas, on en est loin. Car le mythe ne suffit pas. Il faut plus qu'un smoking, une vodka-martini (au shaker, pas à la cuiller) et une Ashton Martin pour faire un Bond (en avant). Il faut aussi ce mélange indéfinissable de classe, de charme et de désinvolture. Or, avec sa mâchoire prognathe et ses biscoteaux gonflés à l'hélium, le 007 nouvelle mouture a autant d'élégance qu'un orang-outan habillé par Smalto. Je veux bien que les producteurs aient souhaité revenir au personnage des romans de Ian Fleming (qui - soit dit en passant – est définitivement brun), mais de là à en faire une brute épaisse avec un muscle et deux cerveaux... Franchement, on a du mal à croire qu'il ait trouvé du boulot au MI6, quand il serait peut-être plus raccord avec l'entrée du Macumba de Lamotte-Beuvron. Là, j'ai regretté grave (comme disent les d'jeun's) que le choix final ne se soit effectivement porté sur Clive Owen, un moment pressenti.
Et que dire du film en lui-même ?
La première partie est sans doute la plus mauvaise vue dans un James Bond, quand l'agent britannique (assez peu dans cet opus, en fait) joue les Yamakasi ; c'est à pleurer. Puis, on a un vague espoir avec la partie qui se déroule au casino. On renoue avec la tradition, et on commence à espérer que le film ne soit qu'à demi râté. Hélas, la dernière partie, en Italie, est d'une nullité consternante. A part quelques plans du magnifique lac de Côme, il n'y a rien à sauver. Et James tombe (olala, attention jeu de mots) dans les profondeurs du ridicule avec une déclaration d'amour aussi crédible que les aventures extra-terrestres de Raël. On se prend à regretter George Lazenby et Diana Rigg (dans le méconnu mais excellentissime Au service secret de Sa Majesté).
OUI, POUR UNE FOIS, MA BONNE DAME, C’ETAIT MIEUX AVANT! Parce qu’avant, vous ne le saviez peut-être pas, mais il y a déjà eu un Casino Royale. Oui oui oui, tel que je vous le cause. En 1967, c’est-à-dire en pleine gloire Conneryienne. Reprenant le titre du premier roman de la série, John Huston s’offrait le luxe d’une joyeuse parodie avec un David Niven délicieux en meilleur agent secret de sa Très Graisseuse Majesté. Et un casting de rêve, aussi, que je vais me faire un plaisir de vous donner rien que pour vous faire baver : donc, outre David Niven, on retrouve Ursulaaaaaa (Miam, slurp !) Andress, Peter Sellers, Woody Allen, Orson Wells, William Holden, Charles Boyer, Deborrah Kerr (manifestement sous acide), Jean-Paul Belmondo (euh… et bin oui, même lui !)… Ah ah ah ! J’en vois qui ricannent et ne me croient pas ! Bande de petits incrédules… Je l’affirme et je le prouve !
Alors ? Mmh ? Cékikikaraison ? Oui, je sais, de prime abord, ça paraît bizarre. En plus, y a même des cow-boys, des indiens, des écossais en kilt et des moumoutes volantes, je conçois que cela puisse dérouter le profane. Mais ce pudding-là baigne allègrement dans la sauce humour à l’anglaise, cet humour qui fait qu’on pardonnerait presque à la perfide Albion les tragédies de Crécy, Jeanne d’Arc, Trafalgar, Waterloo et Margaret Thatcher (j’ai dit « presque », hein !). Ce je ne sais quoi de flegme et de second degré qu’incarne à la perfection, justement, l’acteur David Niven. Ce petit truc en plus qui a fait de James Bond un héros d’espionnage complètement à part.
La volonté de revenir aux sources du mythe n'est peut-être pas une mauvaise idée, mais les auteurs du Casino Royale nouvelle mouture se sont privés de tous les ressorts qui faisaient la particularité de James Bond. Certes, il y a toujours les séquences spectaculaires (et vas-y que je m'auto-défibrille dans ma boîte-à-gants - en posant les électrodes n'importe comment, soit dit en passant - ; et vas-y que je me fais flageller les glaouis en rigolant ; etc...), mais l'humour british est porté disparu. Pourquoi se priver de l'impertinente présence de Q (merveilleux John Cleese) ? Qu'est-ce que c'est que ce M qui jure comme un charretier ? Et je passe sur les invraisemblances de ce soit-disant retour aux sources (la rencontre avec Félix Leiter, la féminité du premier M, etc.). Quant au "méchant" de service, il est désespérément sous-exploité. Mads Mikkelsen a pourtant parfaitement la tête de l'emploi, alors pourquoi lui faire jouer les utilités ? Pourquoi ne pas avoir développé le personnage du Chiffre à hauteur d'un Scaramanga (Christopher Lee) ou d'un Zorin (Christopher Walken) ? Pourquoi ne pas avoir écouté la chanson de Bénabar (Le méchant de James Bond) ? On ne croit pas deux secondes à la menace que peut représenter Le Chiffre. Aussi essaie-t-on de trouver quelque réconfort dans le regard furieux de la jolie James Bond girl Eva Green, dont on sait dès le départ qu'elle sera sacrifiée pour permettre à 007 de montrer comment il sait bien serrer les dents et mouiller des yeux.
Toutes ces lacunes finissent par ravaler Casino Royale au niveau du plus mauvais Mission impossible (au choix... le 2 ?) avec le schtroumpf scientologue, Tom Cruise. Un film d'action banal, sans véritable intérêt. Même la musique de David Arnold n'a jamais été aussi poussive et peu inventive.
Le premier film avec Pierce Brosnan, Goldeneye, ressemblait à une ébauche, et c'est surtout dans les trois suivants qu'il a trouvé son rythme de croisière. Mais même cette ébauche-là n'était pas aussi pathétique que Casino Royale, dont je souhaite vivement qu'il reprenne à son compte le titre de l'autre plus mauvais James Bond (encore une pale copie, tiens, d'Opération Tonnerre) jamais tourné (si tant est qu'on puisse parler d'un vrai James Bond) : JAMAIS PLUS JAMAIS ! 
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir.)
Et pour finir, soyons fous, un extrait des deux versions (1967 et 2006) :
mardi 22 juillet 2008
Le chant du cygne (ou de la chauve-souris, je sais plus...)
Je ne sais pas qui a soufflé à l'oreille des producteurs de The Dark Knight qu'il fallait trouver un truc marketing imparable face à Hancock ou Hulk, mais c'est manifestement réussi. Zigouiller Heath Ledger pour de bon quelques mois avant la sortie du film a carrément propulsé le nouveau Batman vers les sommets du box-office, presque aussi haut que les toits des tours de Gotham City.
Mais le réalisateur Christopher Nolan avait-il réellement besoin de ça pour continuer dans la même veine que son très bon premier opus, Batman Begins ? Et puis de vous à moi, je serais acteur, je ne me bousculerais pas pour jouer le rôle du prochain super-vilain ! Cela doit tout de même faire rire jaune le pauvre Bruce Lee, pour qui la tactique avait moins bien fonctionné...
Bon, allez, hop ! une petite bande-annonce :
Et puis une autre du premier épisode, que j'avais franchement bien aimé :
lundi 30 juin 2008
Bons baisers de réussis
Finalement, je vais remettre à plus tard mes histoires de casino et de pizza.
En ces temps de fête du cinéma, il y a un poil plus urgent. Il y a surtout un petit film très très bien qui risque de passer très très inaperçu au milieu des très très merdiatiques Le monde de Rhâââ-Narnia et Seuls two (tri, fort).
Le film, c'est Bons baisers de Bruges.
Pour commencer, il ne faut SURTOUT pas se fier au titre français, qui est complètement con. Le titre original, In Bruges, est certes plus concis mais paradoxalement plus juste. Rien à voir avec un film d'espionnage, on n'est pas dans un James Bond du tout. En revanche, la ville de Bruges tient ici un rôle à part entière. Elle n'est guère ménagée, passant de "trou à rats" à "enfer" via "ville de putains de contes de fées", mais ses rues et ses monuments sont filmés avec une grande finesse. J'allais même écrire "tendresse". Pas une carte postale, et pourtant plus qu'un décor. Il faut au moins rendre ça au talent du réalisateur Martin McDonagh.
M'enfin, je ne suis pas non plus en train d'écrire un article du Guide du Routard (que jamais) et j'en reviens donc au film. Autant faire simple : c'est un bon gros polar. L'histoire de deux tueurs à gages irlandais qui doivent se mettre au vert quelques temps et qui s'échouent comme deux baleines remplies de bière et de drogue à Bruges. Si le premier, un homme posé et curieux de tout (Brendan Gleeson), prend les choses avec philosophie, le second, plus jeune, plus nerveux et passablement tourmenté (Colin Farrell) vit cet exil comme une punition. Jusqu'à ce qu'un coup de fil vienne transformer leur séjour en cauchemar.
Ce qui frappe, dans Bons baisers de Bruges, c'est le va-et-vient régulier entre l'humour et la violence. Pour un film rempli d'Irlandais, c'est la douche écossaise permanente. Un comble ! Avec en filigrane une atmosphère toute shakespearienne. Le lenteur même du film crée une tension constante, que seuls les dialogues millimétrés viennent parfois rompre. Du sacré bon boulot.
Mais c'est à l'interprétation que revient également le mérite. Je ne suis pas - et c'est peu de le dire - un grand fan de Colin Farrell, mais là je dois dire qu'il est étonnant, et même en état de grâce par moments. Je ne m'étendrai pas non plus sur le talent inégalable de Ralph Fiennes, tout a déjà été écrit là-dessus et il est une nouvelle fois remarquable. Il relance la deuxième partie du film avec une élégance glaciale et des éclairs de folie dans les yeux qui vous font dresser les poils sur les bras, ou ailleurs, selon votre sensibilité.
Mais le vrai bonheur du film, c'est de voir enfin un rôle de premier plan à la mesure de son talent pour Brendan Gleeson. Il ne vous dit rien, ce nom, n'est-ce pas ? Et pourtant, si je vous dis : Braveheart, Michael Collins, Gangs of New-York, Harry Potter, Retour à Cold Mountain, Le Village, Troie, Kingdom of Heaven... Eh oui, rien que ça. Avec ou sans barbe, cheveux longs ou courts, le débonnaire Brendan Gleeson (mais pas si débonnaire que ça dans certaines interprétations...) est le spécialiste des seconds rôles dans les grosses productions. Du coup, on se dit toujours "Ah oui, lui, je le connais !", mais on ne se souvient jamais de son nom ni où on l'a vu. Après Bons baisers de Bruges, cette grave lacune sera réparée. Il est tout bonnement exceptionnel. Mériterait l'Oscar du meilleur second rôle moi j'dis ! Bon, je ne vais pas non plus en faire des caisses, j'adore cet acteur, et depuis longtemps, mais cette fois, il en impose bigrement à l'écran.
Deux derniers conseils, avant de vous laisser savourer la bande-annonce. D'abord, si vous n'êtes pas totalement allergique à la version originale, préférez-la à la version française, ne serait-ce que pour vous délecter de l'accent irlandais des deux acteurs principaux.
Ensuite, prévoyez un peu de temps après le film pour aller vous installer en terrasse, à la seule fin de siroter une bonne bière bien fraîche. Non, je n'incite personne à la débauche et à la consommation d'alcool, c'est juste un conseil. Parce que voir des gens descendre pinte sur pinte pendant 1h41, vous me croirez si vous voulez, mais ça donne soif.
Allez, à la vôtre !
Petit concours avec rien à gagner : trois acteurs récurrents de la saga Harry Potter se sont cachés dans ce film ; sauras-tu les retrouver ?
mardi 27 mai 2008
Sidney Pollack (1934 - 2008)
La dernière fois que j'ai vu Sidney Pollack vivant, c'était dans la seconde partie de la saison 6 des Sopranos. C'était ce week-end. J'aimais bien sa présence dans les films des autres. Sidney Pollack n'est donc plus. Emporté par une de ces longues maladies qui emportent tout le monde. Je ne sais pas si il aura été un grand cinéaste. J'ai aimé quelques uns de ses films (je ne les ai pas tous vus). Je me dis que la télévision serait bien inspirée de rediffuser They Shoot Horses, Don't They? (On achève bien les chevaux, en français). Plutôt que La Firme ou Out Of Africa. Allez, on se remémore...
lundi 12 mai 2008
Hancock - trailer
Faut qu'on se marre un peu. Allez, une info cinoche. De toute façon la téloche est triste.
En juillet sortira Hancock, le nouveau blockbuster fabriqué pour le très cool Will Smith. Le film, réalisé par Peter Berg, est une comédie si l'on en juge par le trailer diffusé là, juste après le billet. Regardez-le jusqu'au bout car la dernière séquence m'a bien détendu.
C'est une histoire de super héros. Une sorte de Superman sans costume moule burnes, ni cape. Un super mec un peu à la ramasse, donc pas très actif. Qui se remet au turbin, mais qui ne fait pas dans la dentelle. Voilà, c'est ce qui s'appelle résumer un trailer. Le voici.
Un autre. Puisque vous êtes sages.
jeudi 8 mai 2008
Sandrine Bonnaire - Cinématon
Ce soir Paris Première diffuse A nos amours de Maurice Pialat et sauve du naufrage télévisuel cette soirée du 08 mai.
Je n'ai pas d'extrait pour illustrer cette brève. Mais j'ai ce bout d'essai muet de la jeune Sandrine Bonnaire. Trois minutes de soleil en plus.
Mathieu Kassovitz - Babylon A.D.
Que peut-on espérer ou craindre de l'association Mathieu Kassovitz / Vin Diesel / Maurice G. Dantec ?
Le réalisateur a décidé que son prochain film, Babylon A.D. (sortie prévue le 27 août), serait l'adaptation d'un des pavés de l'écrivain crypto-réactionnaire Maurice G. Dantec. Personnellement, j'ose espérer enfin une œuvre originale de la part de Kassovitz, même s'il tarde à faire le grand film dont on le sait capable.
Le teaser...
JCVD - Teaser
JCVD sortira le 04 juin 2006. JCVD, se sont les initiales de Jean-Claude Van Damme. L'acteur est le sujet de ce film franc-belge réalisé par Mabrouk el Mechri. Le teaser très drôle présenté ci-dessous est en tout cas très prometteur. Il est la preuve que l'acteur belge, musclé et légèrement barré possède aussi une bonne dose d'auto-dérision.
mercredi 23 janvier 2008
La Montagne Brokeback perd un de ses cow-boys
Ce n'est pas le coeur lé(d)ger que je rends modestement hommage à un jeune acteur australien disparu hier.
Heath Ledger avait 28 ans, autant dire qu'il avait le temps. Il fut révéler totalement au grand public grâce à son excellente prestation dans le grand mélo d'Ang Lee, Brokeback Mountain (voir le trailer ci-dessous).
Heath Ledger sera sur nos écrans dans les mois qui viennent, notamment en assurant le rôle du Joker, dans The Dark Night, nouvel épisode des aventures de Batman réalisé par Christopher Nolan.
Le trailer...
samedi 19 janvier 2008
Monsieur Paul
Aïe, au train où ça va, ce blog va tourner à la rubrique nécrologique. Maintenant, c'est notre Grand Léchant Mou national qui a cassé sa pipe... Je crois que je ne pourrai plus jamais boire d'Oasis sans penser à lui. D'ailleurs, je vais aller m'en jeter un p'tit, à sa mémoire.
Pas facile, donc, dans ces conditions, de venir dire quelques mots d'un autre disparu. Surtout quand ladite disparition ne date pas d'hier, et encore moins d'aujourd'hui. Tant pis. Parce que zut à la fin, ce billet, ça fait longtemps que je le prépare. Très longtemps, même. Un an, environ, ou pas loin. Oui, j'ai la gestation éléphantesque.
L'homme dont je voulais vous entretenir ne portait pas de chemises bariolées et ne chantait pas "L'amour, ça rend bo lé lé." Mais il aurait pu, tant il paraissait pouvoir tout faire.
Il n'était pas seulement ce visage impassible (ou presque), cette stature d'ancien sociétaire de la Comédie Française, cette présence parfois désopilante, parfois terriblement inquiétante.
Il n'a pas non plus été que le compagnon d'Edith Piaf et l'ami de Pierre Dac.
Il ne sera pas dit qu'on ne retiendra de lui que ce monolithe hors norme, inclassable, au physique si particulier, qui s'est fait connaître en interprétant de façon lugubre dans chansons gaies.
Il était bien plus que cela.
Pas étonnant que le cinéma ait ouvert ses portes à cette "gueule" qui ne dénotait pas au milieu des Gabin, Ventura, Blier, Roquevert, Dalban et consorts. Par son talent, il transformait n'importe quelle pochade de série B en comédie drôlatique. Et il donnait à ses personnages plus dramatiques la profondeur des figures de théâtre.
Pour beaucoup, il restera le commandant Dromard, alias "Le Monocle".
Pour moi, impossible d'oublier son rôle de Luc Jardie, le chef de réseau de L'armée des ombres, le chef-d'oeuvre de Jean-Pierre Melville.
Il s'appelait Paul Meurisse.
Il est mort il y a pile 29 ans, le 19 janvier 1979, en sortant du théâtre où il jouait Mon père avait raison.
Des années avant l'excellentissime Jean Rochefort, il était l'image du gentleman imperturbable et pince-sans-rire.
Bien avant Patrick Macnee, il était l'élégance et le flegme.
Même avec un Stetson sur la tête...
En un mot comme en cent, à une époque où ces mots avaient encore un sens, il était la classe à la française.

